Investir dans l’économie bleue, gardons les pieds sur terre !

L’économie bleue, à condition de respecter la fragilité des océans et de renoncer à son exploitation à outrance, fait partie de l’avenir.
« L’océan est au cœur de nos vies et absorbe près de 30 % des émissions de carbone » a rappelé Catherine CHAZAL, Présidente de la Commission Biodiversité d’Entreprises pour l’Environnement (EPE), qui a animé cette table ronde consacrée à l’océan lors de l’édition 2025 de Produrable avec Emmanuelle Périé-Bardout de UNDER THE POLE, Gilles Boeuf du Museum national d’Histoire naturelle, Alexandre Iaschine de la Fondation de la Mer et Antoine Person de Louis Dreyfus Armateurs (Lda).
« 50 % de l’air que nous respirons est produit par le vivant de l’océan. 1/3 de notre ADN est commun avec le phytoplancton. Un bébé à la naissance est composé pour les ¾ d’eau. Notre sang est proche de la composition chimique et biologique de l’eau de mer. » a affirmé Gilles Boeuf.
Pour Emmanuelle Périé-Bardout, exploratrice des grands fonds marins, « il s’agit de notre survie dans des conditions décentes ».
Lieu de multilatéralisme, l’océan relie. On ne peut pas développer l’économie bleue sans la science et sans la prise en compte des questions d’externalités. Des solutions existent. Antoine Person a appelé à une réglementation de la vitesse des bateaux cargos notamment, pour réduire les émissions de CO2 et rappelé le pouvoir d’influence des acteurs industriels, comme LOUIS DREYFUS ARMATEURS (LDA), dans le moratoire sur l’exploration des fonds marins.
Les profondeurs font souvent preuve de résilience, néanmoins lorsque les seuils de renouvellement des espèces sont dépassés, il est trop tard. Après l’empreinte carbone, l’heure est à l’empreinte océan. 25 % de la biodiversité terrestre dépendent des récifs. « Blue is the new green » a conclu Alexandre Iaschine, Fondation de la Mer.
Pour approfondir le sujet : « Connaître, agir et transformer. Actions des entreprises pour l’océan en mer et à terre ». Cette brochure d’EPE illustre comment les acteurs économiques peuvent :
– s’appuyer sur la science pour prendre des décisions ;
– accélérer et financer les solutions de l’économie bleue ;
– transformer les pratiques des entreprises pour préserver ce milieu fragilisé.




