Les multiples usages de l’eau font peser sur la ressource une pression croissante. À l’origine d’une partie de ces pressions, les entreprises dépendent de la ressource hydrique pour le fonctionnement de leurs activités. Cette dépendance les contraint à identifier, cartographier et anticiper les risques liés à la pénurie et la pollution de l’eau, et à prêter attention à l’interaction qu’elles ont par ce vecteur avec leur environnement : leur empreinte eau.
Une fois les risques identifiés et hiérarchisés, l’empreinte eau proprement dite peut être évaluée à l’aide d’indicateurs sur les volumes utilisés dans l’activité de l’entreprise, et les impacts induits sur la qualité de l’eau. Il faut alors poser les bonnes questions sur le périmètre à adopter : que mesure-t-on ? Faut-il adopter une approche sectorielle ou prendre en compte l’ensemble du cycle de vie du produit ? Enfin, parmi les outils existants, quel indicateur utiliser ?
La mesure de l’empreinte eau permet à l’entreprise d’avoir une vision claire de sa gestion de l’eau pour mettre en œuvre des actions adaptées. Le reporting donne la possibilité d’élaborer des objectifs chiffrés, liés à des plans d’action pour les atteindre. Les sites appliquent et adaptent ensuite ces lignes directrices à l’échelle locale. L’efficacité des actions mises en œuvre à l’échelle des sites permet ensuite de faire un bilan et de réajuster si nécessaire les objectifs, dans une démarche de progrès continu. Tout au long du processus, les parties prenantes sont impliquées pour s’assurer que le travail se poursuit dans la bonne direction.
L’interdépendance de la gestion de l’eau avec d’autres problématiques environnementales confronte aussi les entreprises à de nouveaux défis, qui remettent partiellement en cause les méthodes d’évaluation, ou en tout cas font peser sur elles une incertitude.
La nécessité d’anticipation des risques apparaît d’autant plus évidente pour les entreprises lorsqu’il s’agit d’adapter leur gestion de l’eau aux changements induits par l’évolution globale du climat et aux nouveaux enjeux de santé publique soulevés par les micropolluants.
